<br> FESTIVAL <br><br/>7-12 juillet <br><br> ● Sonic Bloom ● <br>Musique et vélo au bord de l’eau<br> à Plombières-lès-Dijon et en Rives de Saône

Dimanche 7-Vendredi 12 juillet

Gratuit
Plombières-lès-Dijon et Rives de Saône

Musique, vélo et création sonore au bord de l’eau :
le festival Sonic Bloom revient du 7 au 12 juillet 2024

Sonic Bloom, organisé par ici l’onde, est un nouveau genre de festival itinérant : artistes, médiateur·rices et organisateur·ices se déplacent à vélo avec tout l’équipement nécessaire pour proposer des expériences sonores et concerts en pleine nature, au bord de l’eau. Après une ouverture Au Maquis, maison éclusière transformée en lieu culturel dans la métropole dijonnaise, Sonic Bloom roule et prend ses quartiers à Saint-Jean-de-Losne et fait tous les jours une échappée sur le territoire.

Pour cette 3e édition, ici l’onde invite un collectif d’artistes de la région. Cinq musicien·ne·s, une danseuse, un photographe et un journaliste auront pour partition l’espace naturel environnant et les lieux de vie de la communauté de commune des Rives de Saône, à l’intersection du Canal de Bourgogne, de la Saône et du Canal du Rhin au Rhône. Les artistes se nourriront des espaces traversés et des expériences vécues au jour le jour pour offrir des propositions musicales et chorégraphiques, installations sonores, reportage photographique et récit journalistique de l’aventure.

Sonic Bloom est un événement conçu comme un « laboratoire bas carbone » : les artistes se déplacent à vélo avec des remorques ou triporteurs, et le public est invité à les suivre en privilégiant les transports doux ; la nourriture et boissons des artistes, tout comme l’approvisionnement des bars éphémères du festival, sont artisanaux et achetés en circuit court ; les équipements techniques et leur consommation électrique sont réduits au minimum. Sonic Bloom devient alors le terrain d’expérimentation radicale d’un mode de diffusion alternatif, l’occasion pour ici l’onde d’aller plus loin les questions environnementales que pendant sa saison d’événements. Ainsi, pour sa troisième édition, Sonic Bloom se conformera à un cahier des charges strict : si celui-ci est suivi consciencieusement, Sonic Bloom devrait émettre 0,35 tonnes équivalent CO2 – chiffre calculé via l’outils SEEDS, développé par ARVIVA. Pendant et après le festival, ici l’onde calculera ses émissions réelles de gaz à effet de serre et publiera ses résultats, tant ses réussites que ses échecs.

L’ensemble du festival Sonic Bloom est gratuit et ouvert à toutes et tous !

PROGRAMMATION

Bruits du monde, installation sonore en continu – Armand Louet

Armand Louet part à la recherche des bruits du monde humain dans les milieux naturels. Il diffuse ensuite ces sons dans des sculptures tubulaires en métal, dont les propriétés modulent les sons.

En roues libres, performance pour home trainer sonore – création – Clément Gautheron

Un vélo et sa carriole se transforment en instrument de musique. Fixé à un home trainer, le vélo devient un instrument à part entière où sport et musique ne font qu’un.

Les Mademoiselles
chorale amateur

Magnétonium Enchanté, DJ mix noise machines, magnétocassettes et effets, par Nicolas Thirion

Le Magnétonium est un dispositif hybride, entre instrument de musique et système de diffusion sonore, constitué d’une cinquantaine de magnétophones portables avec variateurs de vitesse.

LaminaiRe tuRbulent, improvisation musicale in-situ – par Clément Gautheron et Loïc Maily, avec Selma Namata Doyen et Elli Conchon

Électronique, guitare, batterie, et violon alto : les artistes, à l’écoute de chaque variation de l'eau, créent en direct une pièce sonore rythmée et envoûtante.

En roues libres, performance pour home trainer sonore – création – Clément Gautheron

Un vélo et sa carriole se transforment en instrument de musique. Fixé à un home trainer, le vélo devient un instrument à part entière où sport et musique ne font qu’un.

ASMR électronique

par Nicolas Thirion – séances de 15 min pour huit personnes à la fois

Les Paradeurs (titre provisoire), performance pour danse, magnétocassettes et micro parabole
– Émilie Lafranceschina et Nicolas Thirion

Une danseuse et un chasseur/sculpteur de sons entrent dans un ballet poétique, où chacun cherche sa place dans l'espace, dans le rapport à l'autre, dans le rapport au monde.

En roues libres, performance pour home trainer sonore – création – Clément Gautheron

Un vélo et sa carriole se transforment en instrument de musique. Fixé à un home trainer, le vélo devient un instrument à part entière où sport et musique ne font qu’un.

Massages sonores au casque, par Nicolas Thirion
– séances de 15 min pour huit personnes à la fois

Les Paradeurs (titre provisoire), performance pour danse, magnétocassettes et micro parabole
– Émilie Lafranceschina et Nicolas Thirion

Une danseuse et un chasseur/sculpteur de sons entrent dans un ballet poétique, où chacun cherche sa place dans l'espace, dans le rapport à l'autre, dans le rapport au monde.

Éclats de souffle, alto amplifié, voix et électronique – Elli Conchon

Mêlant sa voix aux sons complexes de son alto mélangé à des effets électroniques, Elli Conchon crée un monde sonore bruitiste, où le souffle tient une place à part entière dans la mélodie musicale.

Massages sonores au casque, par Nicolas Thirion
– séances de 15 min pour huit personnes à la fois

Improvisation collective et participative, par l’équipe Sonic Bloom et des volontaires

Rencontre avec les artistes autour d’un apéro partagé ouvert à toutes et tous

Lucie Bortot – Velocousmonium
œuvre sonore mobile participative pour huit vélos et seize pédales
– performance participative, à l’issue du passage du relai de la Flamme Olympique, à l’arboretum

Profitant du passage du Relai de la Flamme Olympique, Sonic Bloom profite de cet événement populaire lié au sport pour proposer une performance participative et ludique de musique spatialisée et une série de concerts.

Des compositions seront créées spécifiquement pour le dispositif du Vélocousmonium par les élèves de MAO de l’École de Musique Intercommunale de Rives-de-Saône.

En roues libres, performance pour home trainer sonore – création – Clément Gautheron

Un vélo et sa carriole se transforment en instrument de musique. Fixé à un home trainer, le vélo devient un instrument à part entière où sport et musique ne font qu’un.

Massages sonores au casque, par Nicolas Thirion
– séances de 15 min pour huit personnes à la fois

informations à venir

Un dj/producteur tout-terrain et deux rappeurs déjantés esquissent un tableau léger et honnête de ce qui les entourent. L'ambiance "électro", leurs énergies et leur patois bourguignon vous feront découvrir un univers métissé d'influences.

Entre Trap et Gangster-House, Club Yaourt enchaîne toutes les mi-temps sans coup de sifflet ! A écouter tous les jours de la semaine, vu que tous les jours c'est le weekend !

DJ Sets – par Sabotage

Les Pavés de l’enfer, ciné-mix sur les images de la course cycliste Paris-Roubaix de 1976
– Guillaume Malvoisin & Pierre-Olivier Bobo

Les Pavés de l’Enfer est un ciné-platines. On peut profiter du film et faire la course assis, on peut aussi voir les images, en se dandinant sur son transat au son de la B.O. réinventée en direct.

Attirée par la composition, Elli se nourrit autant de la musique classique que de la musique actuelle. Elle découvre la musique électroacoustique au Conservatoire de Chalon-sur-Saône avec elle la possibilité de poursuivre une approche artistique pluridisciplinaire et narrative. Elle touche à différents domaines et pratique l’improvisation électroacoustique sur son alto.

Issu du reportage et du documentaire photographique Pierrick Finelle c'est une vision singulière. Son travail en noir et blanc se situe dans la subjective photography.

 

Clément Gautheron est musicien électroacoustique. Issu du Conservatoire de Chalon-sur-Saône, il développe un travail sonore et performatif. Pour Sonic Bloom, il construit un dispositif sonore pour vélo sur home trainer.

Après une formation en histoire de l’art et un parcours autodidacte en danse contemporaine, elle se tourne vers l'improvisation et croise des techniques issues du body Weather, de la danse contact et de la composition instantanée. Elle axe aujourd'hui son travail vers des tentatives d'imbrication du son et du corps en utilisant la course à pied comme source du son tout en l'alimentant par sa pratique du clogging (tap-dance).

 

Loïc Maily, guitariste, compositeur, improvisateur, navigue entre musique noise, musique traditionnelle et musique minimaliste. Il développe un jeu personnel dans lequel la guitare classique oscille entre instrument à cordes pincées, frottées et frappées.

Guillaume Malvoisin est auteur, metteur en scène et interprète, il envisage différents langages dont le théâtre, l’opéra, le théâtre musical et l’expérimentation sonore. Par ailleurs rédacteur presse et créateur de contenu, il crée, en juillet 2017, PointBreak, un projet transmédia décliné en revue papier, émission radiophonique et support web. Il est également programmateur.

Selma Namata Doyen est batteuse et percussionniste. Elle développe un intérêt pour les musiques classiques, contemporaines et traditionnelles. En 2018, elle se tourne vers la batterie,  pour explorer l’’improvisation et les musiques actuelles, dont le jazz. Elle co-fonde notamment le trio jazz-punk [Na], lauréat Jazz Migration 2024.

Nicolas Thirion est musicien et directeur artistique d'ici l'onde. Depuis quelques années il développe des projets musicaux et installations sonores avec des magnétophones, pour lesquels il collectionne des centaines de K7 de tous pays et origines.

  Effectuer tous les déplacements des artistes et de l’équipe du festival à 100% à vélo ou en train

  Favoriser le prêt de matériel nécessaire à la logistique, et acheter le reste en seconde main
(partenariat avec Douze Cycles, prêt ou achat sur Leboncoin de remorques et d’accessoires de vélo à des particuliers,...)

  Encourager les spectateur·rices à assister aux concerts à vélo en faisant le parcours avec l’équipe de Sonic Bloom ou du moins à effectuer leurs trajets en covoiturage

 Loger toute l’équipe de Sonic Bloom dans un gîte et non un hôtel (une nuit d’hôtel représente environ 10,5kg eCO2, les services de blanchisseries et de ménage pèsent lourd dans les émissions carbone)

 Réduire au maximum les équipements techniques et leur consommation électrique : petites enceintes, consommation électrique inférieure à 500 W, pas d’utilisation de lumières.


 Acheminer tous les équipements techniques à vélo à l’aide des vélos cargos et remorques, ou en train


 Fabriquer un instrument de musique avec des matériaux de seconde main

 Concevoir un catering (repas) et une restauration public 100% végétariens (ce qui divise par 10 l’empreinte carbone comparativement à une alimentation à base de bœuf)


Utiliser au maximum des produits locaux (-50 km) et de saison


 Élaborer des menus équilibrés et adaptés à l’exercice physique produit


 Revaloriser les restes de nourriture dans d’autres recettes
 Limiter au maximum les déchets : usage de vaisselle réutilisable, mise en place de poubelles de tri, jeter les déchets organiques dans un composteur, utilisation de gourdes et boîtes de conservations.


 Effectuer les courses à vélo (cargo ou remorque)

 Imprimer une communication « faite maison » en noir et blanc sur papier teinté (50 affiches A3, 300 affiches A4), peu ou pas d’impression de flyers


 Diffusion des photos et vidéos en qualité réduite (720p) sur les réseaux sociaux d’ici l’onde. 

D’après le Guide d’Orientation et de Transition publié en janvier 2024 par le Ministère de la Culture, le secteur culturel serait responsable de 2% des émissions de gaz à effet de serre en France, ce qui représente environ douze millions de tonnes équivalent CO2 (t eCO2). Cette unité de mesure établie par Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) permet de comparer les émissions de gaz à effet de serre (GES) entre elles. À titre de comparaison, une tonne d'équivalent CO2 revient à :
  Parcourir 423 749 km en TGV
  Cuisiner 1961 repas végétariens
  Produire 163 t-shirt
Fabriquer 32 Smartphones

 

En 2021, The Shift Project, think thank qui se donne comme mission de répondre aux contraintes carbones, publiait son rapport « Décarbonons la culture ». Ce document expose les gros enjeux énergétiques et climatiques auxquels la culture doit faire face pour concevoir des événements durables, tout en y indiquant les leviers d’actions pour y parvenir. Ainsi, le rapport met l’accent sur huit grands axes à forte émission de carbone : 
Le déplacement des festivaliers
Le déplacement des artistes
  Le transport du matériel
L’alimentation
Les énergies utilisées
La logistique
Les déchets
Les ventes non alimentaires

 

En février 2024, ici l’onde organisait le festival Souffle. 32 artistes, 9 concerts pour 7 jours de musique expérimentale à Dijon. Grâce à l’outil de Simulation d’Empreinte Environnementale pour le Spectacle (SEEDS) développé par ARVIVA, nous avons pu estimer à 8,18 t eCO2 les émissions de ce festival. Ce résultat n’est pas colossal comparativement aux émissions CO2 des autres festivals, mais cette semaine de concerts a émi quasiment autant de GES qu’un français moyen en 2022 (9,2 t eCO2). En amont du festival, ici l’onde avait pourtant mis en place des mesures permettant de réduire ses émissions : catering 100% végétarien à base de produits locaux et de saison, tri des déchets, transport du catering sur les différents lieux en vélo cargo Douze Cycles, non impression de flyers, sites accessibles au public en mobilité douce... La principale source d’émission de GES de ce festival est le transport routier du matériel technique (7,086 t eCO2). En réinterrogeant les habitudes du secteur culturel et ses modes de fonctionnement, et en agissant sur les huit axes précédemment cités, les structures culturelles pourraient faire baisser drastiquement leurs émissions de GES. 

Le festival Sonic Bloom est organisé par ici l’onde en partenariat avec la Ville de Saint-Jean-de-Losne, la Communauté de Commune des Rives de Saône, l’École de Musique Intercommunale Rives de Saône, Au Maquis, Zutique Productions, LeBloc et Sabotage.

Sonic Bloom bénéficie du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bourgogne-Franche-Comté, de la Région Bourgogne Franche-Comté, du Conseil Départemental de la Côte-d’Or, de la Ville de Dijon et de la Maison de la Musique Contemporaine.