Effectuer tous les déplacements des artistes et de l’équipe du festival à 100% à vélo ou en train

  Favoriser le prêt de matériel nécessaire à la logistique, et acheter le reste en seconde main
(partenariat avec Douze Cycles, prêt ou achat sur Leboncoin de remorques et d’accessoires de vélo à des particuliers,...)

  Encourager les spectateur·rices à assister aux concerts à vélo en faisant le parcours avec l’équipe de Sonic Bloom ou du moins à effectuer leurs trajets en covoiturage

 Loger toute l’équipe de Sonic Bloom dans un gîte et non un hôtel (une nuit d’hôtel représente environ 10,5kg eCO2, les services de blanchisseries et de ménage pèsent lourd dans les émissions carbone)

 Réduire au maximum les équipements techniques et leur consommation électrique : petites enceintes, consommation électrique inférieure à 500 W, pas d’utilisation de lumières.


 Acheminer tous les équipements techniques à vélo à l’aide des vélos cargos et remorques, ou en train


 Fabriquer un instrument de musique avec des matériaux de seconde main

 Concevoir un catering (repas) et une restauration public 100% végétariens (ce qui divise par 10 l’empreinte carbone comparativement à une alimentation à base de bœuf)


Utiliser au maximum des produits locaux (-50 km) et de saison


 Élaborer des menus équilibrés et adaptés à l’exercice physique produit


 Revaloriser les restes de nourriture dans d’autres recettes
 Limiter au maximum les déchets : usage de vaisselle réutilisable, mise en place de poubelles de tri, jeter les déchets organiques dans un composteur, utilisation de gourdes et boîtes de conservations.


 Effectuer les courses à vélo (cargo ou remorque)

 Imprimer une communication « faite maison » en noir et blanc sur papier teinté (50 affiches A3, 300 affiches A4), peu ou pas d’impression de flyers


 Diffusion des photos et vidéos en qualité réduite (720p) sur les réseaux sociaux d’ici l’onde. 

D’après le Guide d’Orientation et de Transition publié en janvier 2024 par le Ministère de la Culture, le secteur culturel serait responsable de 2% des émissions de gaz à effet de serre en France, ce qui représente environ douze millions de tonnes équivalent CO2 (t eCO2). Cette unité de mesure établie par Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) permet de comparer les émissions de gaz à effet de serre (GES) entre elles. À titre de comparaison, une tonne d'équivalent CO2 revient à :
  Parcourir 423 749 km en TGV
  Cuisiner 1961 repas végétariens
  Produire 163 t-shirt
Fabriquer 32 Smartphones

 

En 2021, The Shift Project, think thank qui se donne comme mission de répondre aux contraintes carbones, publiait son rapport « Décarbonons la culture ». Ce document expose les gros enjeux énergétiques et climatiques auxquels la culture doit faire face pour concevoir des événements durables, tout en y indiquant les leviers d’actions pour y parvenir. Ainsi, le rapport met l’accent sur huit grands axes à forte émission de carbone : 
Le déplacement des festivaliers
Le déplacement des artistes
  Le transport du matériel
L’alimentation
Les énergies utilisées
La logistique
Les déchets
Les ventes non alimentaires

 

En février 2024, ici l’onde organisait le festival Souffle. 32 artistes, 9 concerts pour 7 jours de musique expérimentale à Dijon. Grâce à l’outil de Simulation d’Empreinte Environnementale pour le Spectacle (SEEDS) développé par ARVIVA, nous avons pu estimer à 8,18 t eCO2 les émissions de ce festival. Ce résultat n’est pas colossal comparativement aux émissions CO2 des autres festivals, mais cette semaine de concerts a émi quasiment autant de GES qu’un français moyen en 2022 (9,2 t eCO2). En amont du festival, ici l’onde avait pourtant mis en place des mesures permettant de réduire ses émissions : catering 100% végétarien à base de produits locaux et de saison, tri des déchets, transport du catering sur les différents lieux en vélo cargo Douze Cycles, non impression de flyers, sites accessibles au public en mobilité douce... La principale source d’émission de GES de ce festival est le transport routier du matériel technique (7,086 t eCO2). En réinterrogeant les habitudes du secteur culturel et ses modes de fonctionnement, et en agissant sur les huit axes précédemment cités, les structures culturelles pourraient faire baisser drastiquement leurs émissions de GES.