Louis Laurain est un trompettiste, improvisateur et compositeur, basé à Paris. Il travaille principalement dans le domaine de la musique contemporaine, la musique improvisée et le jazz. Né en 1984, il a décidé de jouer de la trompette et d’étudier le jazz, pour ensuite se pencher sur l’improvisation, aux conservatoires de Lyon (CNR) et Paris (CNSMDP).

Tout en développant son propre langage musical, personnel et original pour son instrument, il se lance dans la recherche, à travers différentes collaborations, et développe une approche intuitive et spontanée de la musique. Il se penche essentiellement sur les différentes formes de musiques improvisées pour tout un panel de formations allant du solo à la formation orchestrale.

Son travail est concentré principalement sur deux sujets. Tout d’abord sur la relation à l’espace dans lequel il se produit. Ensuite, son second travail s’articule autour de l’amplification d’instruments dans l’intention de créer l’illusion d’un « instrument/machine » électrique ou électronique.

Pour un aperçu en vidéo de Unique Horns

 

Toute la playlist : 

 

 

 

● Buddha Blues / Ornette Coleman

« J’aurais pu mettre plein d’autres titres d’Ornette car j’aime tout ce qu’il fait, mais je pense que ce titre est pas très connu. »

 

● Chet Baker & Stan Getz quartet – Live at the Haig

« Ça c’est un peu mon disque de chevet de jazz West Coast. C’est vraiment des improvisateurs, ils prennent beaucoup de risques. C’est du sûr, quoi. C’est l’époque où Chet Baker ne prenait pas encore d’héroïne, il fumait juste de l’herbe. J’adore le son de ces enregistrements, hyper sec, et il jouent devant vingt personnes max… C’est un disque très dur à trouver. »

 

● Mohammed Maghni


« C’est de la musique berbère marocaine (chleuhs). J’ai découvert ça car je vais régulièrement chez des amis musiciens algériens qui habitent dans le Sahara et qui font partie de la même ethnie, sauf qu’ils ne peuvent pas traverser la frontière à pied car elle est fermée. Il y a juste des ânes qui passent avec du shit et qui reviennent avec de l’essence. »

 

● Cheba Zohra


« C’est du Rai Old School algérien chanté par des femmes, avec des paroles bien trash, qui fait voler en éclat toutes les idées reçu qu’on a sur les femmes au Maghreb… »

 

● Mary Lou Williams trio – Night and Day


« Une des rares musicienne de jazz qui ait commencé dans les années trente. Sa bio est très intéressante, notamment sur les conditions de travail des musiciennes noires américaines dans les années trente, quarante et cinquante aux États-Unis.

Ici en trio avec Al Hall à la basse et Bill Coleman à la trompette – qui, après avoir joué avec Count Basie et pleins d’autres grands orchestres de jazz américain dans les années trente, quarante et cinquante, a fini sa vie dans le Sud-Ouest de la France. »

 

● Dr K Gyasi and his Nobel Kings – Yede Aba


« Ça vient du Ghana, j’ai découvert ça car j’étais en tournée là-bas en 2016 avec des berlinois (Axel Dorner, Tobias Delius, Mike Majkowski et plein d’autres) et des musiciens ghanéens. Ce style s’appelle High-life, c’est la musique que jouait Fela Kuti avant de faire de créer l’afrobeat. Maintenant le style s’appelle Hip-life. C’est du rap mais avec des rythmes trad. »

Et aussi : 

 

● Clipping – Inside Out


« À part des trucs des années quatre-vingt-dix, j’écoute pas de rap, mais j’aime beaucoup ce groupe (groupe –> ce qui est très rare dans le rap) »

 

● Chris Abrahams – Fluid the Influence


« Je suis un grand fan de The Necks, mais surtout du pianiste Chris Abrahams. Je trouve ce disque en solo excellent, la production, la construction. »

 

● The Necks – Rise


« Du coup je mets aussi le premier titre du dernier disque de The Necks que j’adore. Ça frôle le mauvais goût tout le temps, mais c’est génial. »